Elections : l’avant et l’après

Durant la campagne, le PTB a semé un programme de revendications qui sera plus que jamais d’actualité dans les combats des prochains mois. (Photo Solidaire,Martine Raeymaekers)
Après le carrousel des promesses électorales, voici venu le temps du carrousel de la formation des gouvernements régionaux.
Au sud du pays à Bruxelles, on aura sans doute un gouvernement de centre-gauche (PS-Ecolo-CDH) et au nord un gouvernement de centre-droit (CD&V-SPa-VLD ou CD&V-NVA et SPa).
Mais pour quoi faire ?
D’abord, les promesses électorales sociales vont être jetées à la poubelle.
Au niveau fédéral, le premier ministre a convoqué cette semaine ses vice-premiers pour mettre les choses au point. La priorité absolue est d’élaborer un plan d’austérité pour l’automne. Objectif : l’équilibre budgétaire en…2015. Dans six ans.
Comment ? Avec un plan global (comme on en a connu en 1993) à la puissance 1000 a dit le vice-gouverneur de la banque nationale : santé, fonction publique, sécu,… tout va y passer.
Qui dit austérité, dit aussi que les budgets des gouvernements régionaux seront aussi revus à la baisse : logement, enseignement, accueil de la petite enfance, soins aux personnes âgés, aide aux handicapés, tous ces thèmes de campagne vont buter sur le dogme de l’austérité : « non, il n’y a plus de moyens car les banques sont passées avant vous ».
Ensuite, la crise économique va charrier son lot de licenciements et de restrictions. L’inquiétude est là d’Opel-Anvers à Arcelor-Mittal. Et là, nos ministres ont préféré être silencieux durant la campagne. Affirmant qu’il fallait faire passer l’orage ou encore « être prêt pour quand il y aura une reprise ».
Enfin, une nouvelle période de crise communautaire n’est pas à exclure. Car, voyez-vous, même si la crise économique est mondiale, pour certains de nos politiciens on pourrait l’aborder mieux séparément plutôt qu’ensemble.
Dans ce contexte, le monde du travail, la jeunesse, les pensionnés et moins valides pourront compter sur un parti qui ne jette pas son programme au soir des élections. Qui est cohérent après les élections avec ce qu’il avait dit avant.
Un parti qui a semé durant la campagne un programme de revendications qui sera plus que jamais d’actualité dans les combats des prochains mois : comme la priorité de protéger l’emploi et non le profit, comme la taxe sur les millionnaires, comme la banque publique et comme la baisse de la TVA sur l’énergie qui restent plus que jamais d’actualité.
Un parti qui, du nord au sud du pays, essaie de construire les ponts de la solidarité et une alternative de gauche.
Un parti qui pourra compter sur ses 71 687 électeurs, ses dizaines de milliers de sympathisants (notamment ceux qui ont soutenu financièrement la campagne), ses 3 600 membres, qui tous peuvent former une des colonnes vertébrales de la résistance à venir.



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