En Wallonie, Ecolo se profile comme arbitre entre Di Rupo et Reynders
Alors que le PS perd moins que prévu, le MR n’atteint clairement pas ses objectifs et Ecolo double son score.

Des millions de Belges ont renoncé à la grasse matinée dominicale pour aller voter. La Flandre prend un virage à droite. En Wallonie et à Bruxelles, Ecolo se profile comme arbitre. (Photo Xinhua)
La campagne électorale en Wallonie a été fortement dominée par la polarisation entre PS et MR avec comme enjeu de rester ou de redevenir le premier parti de la région. Le MR avait légèrement dépassé le PS en nombre de voix en 2007. Mais le PS a résisté mieux que prévu aux nouvelles 'affaires' et gagne son pari, en perdant néanmoins 4 % par rapport à 2004. Le MR perd aussi et surtout, recule sérieusement par rapport à 2007. En fait, tous les grands partis perdent en Wallonie, sauf Ecolo qui gagne 10 % et remonte avec 18,5 % des voix à son résultat exceptionnel de 1999. Ce qui place le parti vert au centre des convoitises : on ne peut imaginer une coalition wallonne sans Ecolo. Car Elio Di Rupo a prononcé une exclusive contre le MR en pleine campagne électorale et on le voit mal revenir là-dessus. Ecolo devient ainsi le maître du jeu des coalitions. Ecolo s'est refait une crédibilité dans l'opposition après son passage au pouvoir et les défaites cuisantes de 2003 et 2004. Il profite au max de la montée des préoccupations écologiques dans les larges masses et de la popularité de son leader Jean-Michel Javaux, un 'réalo' qui a l'art de convaincre et de rassembler. Au contraire de la Flandre, le poids des partis à tendance antilibérale s'est ainsi renforcé en Wallonie. D'autant plus que le FN s'est littéralement effondré, tombant de 8 % à 3 % et que le PTB pointe du nez avec un score honorable de 1,25 % sur l'ensemble de la Wallonie. Même si Ecolo n'exclut pas d'avance une coalition avec le MR et le CDH, il est évident que la coalition 'olivier' PS-Ecolo-CdH est la plus probable.



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