Raoul Hedebouw :: Le « moustique » liégeois va encore piquer fort
Raoul Hedebouw, porte-parole national, était aussi tête de liste à la Chambre à Liège, où le PTB+ remporte 3,1 % au niveau de la province et 4,2 % sur la ville de Liège. Le « moustique », le surnom que la presse lui a attribué, revient sur ce résultat remarquable.
Gaston Van Dyck et Alice Bernard
Raoul Hedebouw : « Le défi des années à venir : continuer à asseoir notre implantation pour avoir un rayonnement homogène. Et vu le nombre de gens qui ont pris contact avec nous ces dernières semaines, la perspective est de bon augure. » (Photo Solidaire, Antonio Gomez Garcia)
Qu’est-ce qui vous a manqué pour que le « moustique » entre dans la chambre ? Les chiffres sont remarquables, mais ce n'est pas suffisant pour obtenir un élu. Alors, déçu ?
Raoul Hedebouw. Nenni. Le PTB est un parti en devenir. On n’a jamais promis monts et merveilles du jour au lendemain. On enregistre des croissances à chaque élection depuis des dizaines d’années, et aujourd’hui on passe le cap important d’un score de plus de 3 % sur toute une province. C’est vraiment très important. Car faire élire des députés autres que ceux des quatre partis traditionnels est un fameux défi. L’ensemble du système électoral et médiatique mis en place fait qu’il n’est pas facile de voir entrer d’autres partis au Parlement. Dans ce contexte, on voit que dès qu’il y a eu une petite ouverture médiatique du côté francophone, que je veux saluer positivement dans cette campagne, tout de suite il y a eu un appel d’air pour un électorat qui veut pouvoir voter autre chose que les traditionnels. Le score du PTB+ en est la preuve.
Ceci dit, le PTB pèche encore par un manque d’implantation globale sur l’ensemble du territoire francophone. Dans la province de Liège, le PTB va chercher ses voix dans l’arrondissement de Liège même et les communes environnantes (Herstal, Seraing, Grâce-Hollogne, Bassenge). Mais dans les régions comme Verviers et Huy-Waremme où le PTB n’existe pas encore de manière structurée on n’a pas encore assez de voix pour pouvoir décrocher un élu. C’est le défi des années à venir : continuer à asseoir notre implantation pour avoir un rayonnement homogène. Et vu le nombre de gens qui ont pris contact avec nous ces dernières semaines, la perspective est de bon augure.
Aujourd’hui, on passe le cap important d’un score de plus de 3 % sur toute une province.
Vous avez eu une certaine concurrence de la part d’autres petits partis, notamment le Parti populaire de Modrikamen qui décroche un siège. Cela vous a-t-il gêné ?
Raoul Hedebouw. C’est une grande fierté pour le PTB que dans les régions ouvrières, le PTB dépasse le PP (en tout cas à Liège). Maintenant c’est vrai qu’il y a eu une certaine concurrence de la part d’autres petits partis, mais le PTB ne va pas s’en plaindre. Nous ne sommes pas des « calimeros ». C’est à nous de continuer à construire notre projet. Nous venons de recevoir un signal important de la part de l’électeur. Le PTB va continuer à avancer. La prochaine étape sera les élections communales de 2012 où nous espérons décrocher un siège dans des grandes villes comme Liège et Anvers, et ces élus seront un tremplin vers des élus régionaux ou fédéraux.
Réagir ?
Etendre la visibilité, multiplier les contacts par des meetings "soft" devient le prochain objectif incontournable. Cap au 2 0 1 2, avant toute!



