La candidate de la semaine :: Elizabeth Printz
De Respact à Cuba en passant par Comac, c’est une pile électrique digne d’un groupe punk. Lizz n’est pas Prince mais princesse militante. Portrait.
Julien VersteeghElle est née Elizabeth mais tout le monde l’appelle Lizz. Un p’tit nom pour un p’tit bout de femme dynamique. Ce qui lui valu quelque sarcasme du genre : « ça va Lizz, tu pars en vacance ». Mais bon, elle n’est pas du genre à se laisser démonter et encore moins à se laisser faire. À 24 ans, cette étudiante de dernière année sciences po à l’ULB n’a pas sa langue en poche et ses phrases fusent à la vitesse de l’éclair. Au terme de trois années à l’UCL et quatre ans à l’ULB, elle prépare une mémoire sur le dopage dans le cyclisme.
Mais c’est à Tournai qu’il faut retourner pour la voir grandir. Ainée de deux frères, elle fréquente les collèges catholiques, pratique, petite, la gymnastique, la flute traversière, est inscrite à la fanfare et à la chorale locale. Mais aujourd’hui vous la croiserez plutôt au détour des concerts punk dont elle fréquente le milieu depuis l’âge de 15 ans. Elle en a le style d’ailleurs : noir de rigueur et multiples piercings. Ses groupes de prédilection Atari Teenage Riot ou 1905.
Les pieds bien sur terre, elle sait ce que travailler veut dire : « j’ai toujours contribué à payer mes études, mon kot ». Et elle enchaîne les petits boulots : serveuse, assistante administrative, caissière, vendeuse chez Di…
« Se bouger le cul »
Très active, « j’ai limite la bougeotte », dit-elle en riant, elle ne reste pas les bras croisés faces aux injustices. Sa devise : « pas de blabla, mais se bouger le cul ». La politique, elle tombe dedans toute petite, entre une mère présidente de la Fédération des Maisons médicales de la Communauté française et responsable du front antifasciste de Tournai et un père conseiller en communication, tous deux engagés et progressistes. « C’est eux qui m’ont entraîné dans la lutte contre l’extrême droite, je cherchais quelque chose pour m’organiser ».
Et c’est la route de Comac qu’elle croise en 2002, à l’UCL, au détour des manifestations contre la guerre en Irak. Depuis, elle multiplie les combats : sans-papiers, Ford-Genk, l’écologie ou encore l’enseignement. Elle prend d’ailleurs à bras le corps l’organisation de la manifestation Respact pour la réduction du coût des études.
« Ma passion, c’est militer », dit-elle d’aplomb. Et elle multiplie ses engagements. Déléguée étudiante, membre du Conseil d’Administration de l’ULB, vice-présidente de Comac-ULB, membre du bureau national de Comac, membre du PTB, elle est responsable de l’organisation du camp pour la paix. Avant de prendre en main Comac école.
C’est donc tout naturellement qu’elle se porte pour la première fois candidate sur les listes régionales du PTB+ à Tournai où elle occupe la 2e place effective. Elle est également 3e suppléante sur la liste européenne. « Le PTB a une place pour les jeunes et je veux continuer le combat de Comac pour la gratuité de l’enseignement dans les urnes », explique-t-elle.
En attendant, elle prépare activement un voyage à Cuba en juillet avec 32 jeunes de Comac pour lequel elle recueille fiévreusement du soutien. Donc à vous de jouer.
Elizabeth Printz se présente comme 2e effective sur la liste régionale pour Tournai et comme 3e suppléante aux européennes.
Vous pouvez soutenir le projet de voyage de Lizz sur le compte 035-6840635-42




